Associations en Danger

Quand les impôts tanguent, les assos trinquent… Suppression de l’ISF, hausse de la CSG, prélèvement à la source : ces trois mesures fiscales ont fait chuter les dons aux associations…

Dessin de Presse : Chouët

Entre 2018 et 2017, on accuse une baisse des dons de 65%. Quelles sont les raisons qui font que les français sont moins généreux ? Sont-ils vraiment moins généreux ? Au dernier Téléthon, on a accusé les Gilets Jaunes avec leurs manifestations sur Paris ! Sont-ils vraiment la cause de cette catastrophe annoncée depuis 2014, notamment par des structures comme le CAC, le Mouvement Associatif  ?

Pendant bien longtemps, les associations étaient soutenues par les pouvoirs publics, nationaux ou régionaux notamment la municipalité dont elles dépendaient. Mais si les pouvoirs publics n’ont pas su s’adapter aux nouvelles richesses mondiales, pour bien collecter des impôts, ils ont opté, sans état d’âme, la baisse des dotations aux associations. Cette situation s’est accéléré après la crise de 2012. Malheureusement au même moment, les responsables bénévoles des structures loi 1901, n’ont pas pris la mesure des changements de financement. Alors que les besoins et les appels à projet publics engendraient une augmentation des responsabilités sociales du monde associatif…

La dégradation du secteur associatif s’accélère pour deux raisons. L’accroissement des demandes, l’obligation de maintenir les emplois, la capacité d’encadrer les volontaires en service civique alors que les dirigeants bénévoles se grattent la tête, pour trouver de la trésorerie et éviter un compte négatif en fin d’exercice (Aides publiques : en 2005 = 34% ; en 2017 = 20%).

Les dons sont-ils en baisse ? Pas forcément, dans la mesure où, il existe deux types de donations dont un qui fait l’objet de réduction d’impôts et peut donc être comptabilisé. Pour le second, il entre dans la recette d’action et apparaît dans le bilan comptable de l’autofinancement de la structure, mais n’est pas considéré comme don.

Pour une association comme DicoLSF, c’est flagrant dans nos prestations de Prévention des Risques Auditifs en milieux festifs. L’association met à disposition une tirelire avec une explication claire en faveur du public pour obtenir un soutien… Ce « type de don » a nettement augmenté depuis 2017 et on constate que ce sont bien souvent les jeunes qui sont les plus généreux. Mais ils ne compensent pas les pertes des subventions…

 

La générosité des français ne baissent pas mais elle est devenue invisible.

La suppression de l’ISF a certainement contribué au fait que les « riches » sont moins généreux en faveur des associations. Doit-on en conclure qu’ils ne donnaient qu’à condition de réduire leur impôt par l’obtention d’un reçu fiscal ? Que font-ils de la loi 1901, à but non-lucratif pour les personnes ?

L’augmentation de la CSG dès janvier 2018, à l’égard des retraités, a eu un impact sur les associations. Bon nombre de dirigeants sont des seniors ou des catégories socio-professionnelles supérieures. Si leur pouvoir d’achat diminue, comment les encourager à continuer activement dans les structures ? 

Si les jeunes en volontariat en Service Civique touchent une indemnité mensuelle compensatrice, comment se fait-il que les responsables des associations, ne bénéficient-ils pas d’avantage pour faire face à leurs dépenses, notamment les frais kilométriques ? Ne remet-on pas en cause la loi 1901 ? Mais qui a précipité cette situation détestable qui a engendré la perte de bénévoles dans les associations ? 

Cyrille RUAU BADIOLA (Président) « Pour DicoLSF, dès 2015, il est évident que la situation s’est détériorée. La baisse des aides a provoqué le licenciement du directeur en CDI, alors que les demandes étaient en croissance. En conséquence, les bénéficiaires ont été pénalisés, principalement, les familles, les enfants, les jeunes… » 

« Mais une association à la base n’a pas pour obligation de créer des emplois. Il ne faut pas que cela soit une contrainte pour les dirigeants. Selon moi, les hommes politiques ont lâchement abandonné le social et il est hors de question que l’on soit la roue de secours pour cacher la misère politique… » 

« Ils n’aiment pas actuellement ce qui se passe avec les Gilets Jaunes car aux yeux du Monde, cette précarité sociale française éclate au grand jour… Elle montre l’incompétence de nos élus à relancer l’économie.  »

« Il faut admettre que nous avons une part de responsabilité. Les associations sont des intermédiaires comme les syndicats, les journalistes, les économistes, les technocrates qui se présentent à la télévision. Nous n’avons pas été suffisamment des lanceurs d’alerte pour prendre la mesure de se soulèvement citoyens… Pourtant, nous sommes sur le terrain en permanence mais à notre corps défendant, a-t-on une place dans les médias, dans les milieux autorisés ?  »

Coluche nous avait prévenus

Le mot Bénévole est-il galvaudé ?

Oui, on doit parler de la défection des bénévoles dans les associations. D’ailleurs, le mot « bénévole » n’est-il pas galvaudé ? Alors qu’un site comme moncompteactitivé en précise le statut. Si un retraité qui s’implique toute les semaines dans un club sportif, à la générosité de donner de son temps, en faveur des jeunes, d’être dans le conseil d’administration, voire d’être Président avec les lourdes responsabilités qui lui incombent. Si au même moment, une personne donne que deux heures de son temps annuel, en faveur du week-end du Téléthon. Ces deux personnes reçoivent le nom de bénévole, qui peut ressentir une profonde injustice tandis que l’autre en ressortira grandi ? Doit-on les opposer ou au contraire les valoriser car ils sont complémentaires et les associations ont besoin des deux ? 

Le statut de bénévole doit être octroyé à la personne qu’à condition qu’elle œuvre activement pour 200 heures par an. Le second statut doit avoir le nom de sympathisant, d’enfoiré ou de volontaire. Ils sont indispensables notamment pour le Sidaction, le Téléthon, les enfoirés des Restos du Cœur, les festivals de musiques, les manifestations ponctuelles… Mais par pitié, protégeons le nom de bénévole pour les personnes qui donnent sans compter leurs heures annuelles, d’utilité publique ou d’intérêt général… Faisons en sorte qu’ils retrouvent un sens à leur générosité, une dignité à leur engagement et qu’ils bénéficient d’aide et d’encouragement !

Existe-t-il des solutions ?

Le monde associatif est le miroir de la dégradation sociale de notre société. Il est primordial, en conséquence, de proposer des solutions pour faire avancer le Schmilblick. Définir le vrai statut bénévole et le reconnaître vraiment. Favoriser le don local. En effet, actuellement, le reçu fiscal permet la baisse des impôts sur le revenu. Si la personne est non-imposable car son salaire est faible, est-elle pour autant exonérée d’impôt ? Ne pourrait-on pas étendre la loi Coluche vers la Taxe d’Habitation et la Taxe Foncière ? Supprimer le net imposable des bulletins de salaire, exonérer ou baisser la CSG des bénévoles ? Ne plus parler de gratuité de prestations car ne dépendent-elles pas des subventions ou des dons ? Les associations ne participent-elles pas à la richesse des GAFA et ne pourraient-elles pas prétendre à une part du gâteau ? Ne seraient-ce pas des solutions pour favoriser les emplois locaux, les circuits courts de l’économie sociale et solidaire (ESS) ?

Encore une fois, il s’agit d’une vrai volonté politique publique. Doit-on les remplacer comme ils l’ont fait en mai-juin 68, en provoquant leur révolution sociale et à l’époque, mettre les politiques Gaulistes à la retraite ? Les Gilets Jaunes seront-ils la solution et sauront-ils faire face aux espoirs des français ? Pour le monde associatif, le rapport 2018 du Haut Conseil de la vie associative est formel : plus de 20 millions de français, soit 1 sur 3, ont recours et donnent de leur temps à 1,5 million d’association. N’est-il pas temps de montrer la précarité qui assaille nos associations et nos dirigeants en se mettant en grève, avant qu’il ne soit trop tard ?

Quand le pouvoir d'achat est en berne !

Source : Ouest-France (17 janvier 2019) – Extrait article du témoignage Jean-Pierre RIOUX (historien) – DicoLSF (1er février 2019)

Le Grand Méchant Renard

Ciné-Débat : Samedi 15 décembre 2018

A la Salle Paul Pouvreau de SAINT AIGNAN (44) (12km de NANTES) Les places sont limitées…

vous propose trois dessins animés
« Le Grand Méchant Renard »

3 projections françaises avec sous-titres CC à la demande
Date de sortie 21 juin 2017 (1h 20min)
Genre Animation
Nationalité français
 
Au sujet des 3 contes, vous pourrez découvrir :
  • Un bébé à livrer
  • Le Grand Méchant Renard
  • Il faut sauver Noël

L’association proposera une initiation à la Langue des Signes Française sur le thème des animaux. Il y aura une buvette avec participation sous forme de Dons à la Chaussette… Il y aura des surprises… 

Suivre aussi l’actualité de l’association DicoLSF :

Film Visages Villages

Ciné-Débat, du samedi 17 novembre, à la Salle Paul Pouvreau de SAINT AIGNAN (44) (12km de NANTES)

vous propose le film « Visages Villages »
inscription car les places sont limitées

Date de sortie 28 juin 2017 (1h 34min)
Genre Documentaire
3 projections françaises avec sous-titres CC à la demande

Elle proposera un débat d’actualité. Il y aura une buvette avec participation sous forme de Dons à la Chaussette… On débutera les séances par une initiation à la Langue des Signes Française. On vous laisse avec la Bande-Annonce :

Pour en savoir plus sur le Film : ici
En temps réel vous pouvez suivre nos aventures sur les réseaux sociaux :

Facebook               Twitter             Instagram

Mois de la Gestion Sonore, du 1er au 30 novembre, y participe

Prévention avec DicoLSF

Pour en savoir plus sur les protections auditives : ici
En temps réel vous pouvez suivre nos aventures sur les réseaux sociaux :

Facebook               Twitter             Instagram

Comme l’année dernière, l’association sera présente sur le Festival Bruit Fier Rock, le samedi 27 octobre (de 19h à 2h), au complexe sportif de la BRUFFIÈRE (85) (40km de NANTES)

En concerts : , , .

fait appel à ses bénévoles pour le Stand de prévention avec des Bouchons d’oreille GRATUITS. Réaliser des photos et des vidéos pour agrémenter notre nouveau site. Gérer les points de mesures des volumes. Inscrivez-vous

Pour rappel, en France, la législation autorise un maximum de 102dB(A) lors des manifestations culturelles et musicales. Le texte de loi est disponible sur le site de legifrance : ici.

JMS du 23 sept

DicoLSF a participé à la Journée Mondiale des Signes, des Sourds ? Pendant très longtemps, lors des colloques de la JMS à Paris, la question était posée.

En effet, doit-on parler de la Journée Mondiale des Sourds et exclure tous les entendants signeurs comme les EEPS, les CODA, les Interprètes LSF et biens d’autres ! Ou au contraire, accepter les différences, inclure l’ensemble des personnes qui œuvrent en faveur de la reconnaissance des Langues des Signes, vecteur de communication bidirectionnelle ?

L’ONU a officiellement reconnu la journée des Langues des Signes et la proclamée le 23 septembre… Que pensent les sourds de cette décision ? Merci de donner votre avis dans un esprit de conciliation… Que dire de l’entendisme et de l’audisme ?

Quelques liens pour en savoir plus : , , si vous avez d’autres liens, merci de nous contacter >>>

Pour rappel, en France, la loi du 11 février 2005 reconnaît la LSF. Le texte de loi est disponible sur le site de legifrance : ici et Infos en LSF.

Source ONU : Hello Handicap 2018.

Informations : CODA (Child of Deaf Adult) et EEPS (Enfant Entendant de Parents Sourds)

Depuis 2008, DicoLSF est une association loi 1901 qui propose des actions ludiques et pédagogiques avec la LSF (Langue des Signes Française) et intervient auprès de différents publics pour la prévention des risques auditifs.

L’association a pour but premier de sensibiliser aux risques auditifs via des interventions auprès d’un public scolaire, professionnel mais aussi de festivaliers lors d’événements musicaux.

IMG_9288

En effet, nous sommes tous concernés par les risques auditifs car nous avons l’habitude d’écouter de la musique avec des écouteurs, la radio en voiture ou au travail ; nous assistons à des représentations ou encore nous nous rendons dans des discothèques. Il est néanmoins important de ne pas réduire les risques auditifs aux seules manifestations musicales ou culturelles, car en effet nous sommes exposés à des sources bruyantes au quotidien, par exemple : dans le tramway, dans les galeries marchandes, au travail en usine ou bien aux sons des travaux dans une rue…

DicoLSF, intervient en tant qu’actrice de prévention pour sensibiliser les publics aux différents troubles et leurs différents niveaux de gravité. Les problèmes d’audition peuvent arriver brutalement et à tout âge. Un seul excès peut suffire, c’est pour cela qu’il est important de protéger ses oreilles avec des bouchons d’oreilles, des casques ou des filtres auditifs.

Suite à une nouvelle législation (décret n°2017-1244 du 7 août 2017) des volumes sonores maximums doivent être respectés lors des manifestations festives. Dans ce cadre, DicoLSF interviendra avec ses bénévoles pour prévenir les différents risques auprès des festivaliers du Motocultor du 17 au 19 août. L’association effectuera des points de mesure des volumes sonores durant les multiples concerts, ces derniers seront visibles instantanément sur place et sur les réseaux sociaux de DicoLSF. L’association disposera d’un stand accessible sur le site du festival pour que le public puisse se procurer le moyen de protection auditive qui leur conviendra. Les bouchons d’oreilles seront quant à eux distribués gratuitement sur le stand.

Les bénévoles seront également présents pour toutes éventuelles questions concernant les risques auditifs et les actions de l’association.

Contacts Motocultor :

Site internet
Facebook
Twitter
Instagram